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LOMBRICOMPOSTAGE
Solution à échelle individuelle ou collective

 

 

 

 

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  Lombricompostage - 1.58 Mo

 

 

 

 

 

 

 

Résumé en quelques chiffres :


- 5 mois = durée d’un cycle de lombricompostage
- 90% = diminution de volume après lombricompostage
- 80% = taux d’humidité nécessaire pour le lombricompostage
- 1t/jour = seuil de production de compost au-delà duquel l’exploitation est soumis à la réglementation des ICPE
- 150 € = prix d’1 sac de 25 kg de vers dans leur litière
- 1m80 = hauteur maximum des tas pour que le fumier composte


 

 

Type de fumier concerné :


Le lombricompostage peut se faire à partir de tout type de fumier. Il faut cependant que la structure du fumier permette à l’air de circuler et que l’humidité soit suffisante.


Principe :


Le compostage est un procédé de dégradation et de transformation de la matière organique par une succession de communautés microbiennes en milieu aéré. Il s’accompagne d’une montée en température et aboutit à l’élaboration d’une matière organique humifiée et stabilisée : le compost.


Le lombricompostage utilise les vers composteurs pour assurer l’aération du tas et la transformation du fumier en amendement organique.


Technique :


•  Le lombricompostage est la transformation du fumier de cheval en amendement organique par l’action des vers composteurs. Les facteurs indispensables pour obtenir un bon compost sont:

- une montée en température suffisante pour réduire la présence de pathogènes et de graines d’adventices et pour maintenir les vers en vie
- un taux d’humidité de 80%
- un rapport C/N du produit de départ autour de 20 à 30
- un pH neutre


•  Deux espèces de vers peuvent être utilisées pour le lombricompostage :
- Eisenia foetidia (vers de fumier) : vers rouge tigré qui préfère la matière en décomposition.

- Eisenia endreï (vers de Californie) : vers rouge vif qui préfère la matière fraîche.

 

Figure 1 : vers composteur

( source : site internet www.verslaterre.fr consulté en février 2008 )


 

•  Les vers de compost vivent entre 15° et 25°C. Pendant les périodes de froid les vers peuvent survivre à condition qu’il y ait toujours du fumier frais qui leur apporte de la chaleur.
•  Ils vivent, en moyenne, deux à trois ans et sont très prolifiques : 1 individu peut avoir jusqu’à 250 descendants par an. Cependant il régule leur multiplication en fonction de la nourriture disponible.
•  Lors du lombricompostage, le fumier subit une forte diminution de volume. Les éléments présents initialement se retrouvent donc concentrés dans le compost.
•  Il y a une perte de certains éléments au cours du compostage :

- L’azote se volatilise sous forme d’ammoniac
- La potasse est lessivée par les intempéries
- Le carbone se volatilise sous forme de CO2
- Le phosphore insoluble ne subit pas de perte


•  Toutefois, le lombricompostage permet de limiter les pertes puisque le tas n’a pas besoin d'être manipulé.

 

figure 2 : perte lors du compostage

 

 

 (source : Hacala S. 1999)

 

 

•  Deux techniques peuvent être utilisées pour lombricomposter :

 

- La technique par migration verticale consiste à disposer les vers au sol et à mettre le fumier en andain au dessus. Les vers se multiplient et se déplacent alors de façon à coloniser tout le tas. Ils remontent par couches successives en fonction de la nourriture disponible. On les retrouve, à la fin du processus, à la surface du tas entièrement composté. Il n’y a plus qu’à les récupérer et à recommencer l’opération.

 


figure 3 : lombricompostage par migration verticale

 

 

 

 

 

 

 

- La technique par migration horizontale consiste à disposer les vers sur une petite surface et à faire un premier tas de fumier au dessus. Les tas suivants sont disposés côte à côte. Les vers progressent alors horizontalement de tas en tas. Lorsque l’on arrive au bout d’une longueur, il n’y a plus qu’à repartir dans l’autre sens.

 


figure 4 : lombricompostage par migration horizontale

 

 

 

•  Un cycle de lombricompostage dure environ 5 mois.


Investissement :


•  Pour le lombricompostage, il faut compter 150 € pour un sac de 25 kg de vers dans leur litière. Un vers peut manger environ la moitié de son poids en 1 journée et la population double tous les trois mois.

 

•  Le coût moyen de traitement d’1t de fumier de cheval est de 8 €. La tonne de compost produite revient donc à 80€.

 
Atouts / contraintes :

 

 

• Valorisation du fumier en amendement humique

• Diminution du volume  de 90%

• Désodorisation du fumier

• Réduction des germes pathogènes et des graines d'adventices

• Réduction des distances d'épandage vis-à-vis des tiers (10 m des habitations)

• Forte concentration des éléments

 

• Seulement 15 à 20% des éléments fertilisants disponibles la première année

• Nécessité de disposer d'espaces suffisants pour le stockage et la mise en andain

• Colonisation du tas lente par les vers au démarrage (surtout dans la méthode par migration horizontale)

 

 

 

Réglementation :


• La quantité de fumier stockée sur une parcelle ne doit pas excéder les besoins annuels de la parcelle et des parcelles voisines.
• Les emplacements de stockage au champ doivent être changés tous les ans.
• La durée de dépôt maximum est de 10 mois.
• La zone de stockage doit être située à :

- plus de 35m des points d’eau plus de 100m des habitations
- plus de 200m des lieux de baignades
- plus de 500m des piscicultures.
• Les distances d’épandage sont définies par les RSD (Règlement Sanitaire Départemental),  mais le compost permet d’épandre à partir de 10m des habitations.
• La tenue d’un cahier de compostage est obligatoire. Ce cahier doit contenir les informations suivantes :

- la nature du produit composté
- les dates de début et de fin du compostage
- le relevé hebdomadaire de températures
- l’aspect macroscopique du produit final (couleur, odeur, texture).
• A partir d’une production d’une tonne de compost par jour, l’unité de compostage doit s’inscrire dans le cadre réglementaire des ICPE.


Exemple de réalisation :

•  Le centre d’entraînement de chevaux de courses de galop de Calas (13) : http://desbois-lombriculture.info

 

Bibliographie :


Drieux T., 1994, Le compostage : une voie de valorisation des engrais de ferme, Revue
Fourrages n°140, 553-550.
Chambre d’Agriculture de Pays de Loire, Institut de l’élevage, Février 2002, Les engrais
de ferme, un Trésor pour vos prairies
Hacala et al, 1999, Le compost mieux qu’un engrais, publication Technipel, Institut de
l’élevage
Wisbaum S., 2002, The horse owner’s guide to composting
Fival, septembre 2006, Guide pratique pour mieux gérer son fumier de cheval
www.verslaterre.fr, consulté en février 2008
www.lombriculture.fr, consulté en février 2008
www.desbois-lombriculture.info, consulté en février 2008
Doligez P., 2008, Essai de compostage de fumier de cheval à la jumenterie du Haras
National du Pin et au Haras des Cruchettes 2006-2007
Doligez P. et Leveau J-M., juin 2007, Le compostage de fumier de cheval en élevage
Nomenclature des ICPE, 2007.
TRAME, février 2008, « Objectif compostage », guide du porteur de projet


Abréviation :


CUMA : coopérative d’utilisation de matériels agricoles
t : tonne
T° : température
C : carbone
N : azote
P : phosphate
K : potasse
M.O : matière organique
U : unité
ICPE : Installation Classée pour la Protection de l’Environnement




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